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Podcast « Grain de Sel »


De la peur à l'amour

Publié le 17 novembre 2019
Podcast suivant automatique : Quand tout finit par rentrer dans l'ordre
Grain de Sel
 
 
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Présentation :
 
Sophocle disait en substance que pour celui qui a peur, tout bruit semble signaler un danger. Ce que je trouve particulièrement juste dans ce qu’il exprime, c’est que la peur précède parfois, souvent, tout indice alarmant. Je ne parviens pas à trouver la peur intéressante. Si elle ne nous paralysait pas dans les moments les plus importants, si elle nous permettait de mieux nous préparer à faire face à la menace qui y est associée, alors elle serait utile. Mais c’est rarement le cas !

Quand j’ai voyagé seule à vélo, je dormais chaque soir dans un endroit différent. Par chance, j’ai toujours trouvé de la place dans les campings mais j’étais éventuellement prête, si nécessité avait fait loi, à planter ma tente près d’un champ ou dans une clairière. La solitude, les chemins plus ou moins balisés, le camping… Quand, à mon retour, j’ai raconté le chemin que j’avais parcouru durant l’été, je ne compte pas le nombre de personnes qui se sont affolées rétrospectivement !

La seule idée de dormir dans un camping aurait dû m’arrêter, selon ces amis bienveillants dont la plupart n’avait jamais campé nulle part. Pour ma part, je ne me suis jamais sentie vulnérable ou en danger. Ce qui n’est pas une raison pour relâcher sa vigilance ou ne pas préparer son itinéraire avec précision. Mais que la peur précède l’expérience, voilà une chose que je peine à comprendre. Ou alors elle doit nous pousser à nous informer, à observer, à chercher des réponses aux questions qu’elle soulève. Et s’il résulte de cette réflexion que notre projet n’est pas réalisable, ce n’est pas la peur qui nous l’aura volé. C’est la conscience de l’enjeu et notre capacité à décider qui nous aura rendu acteur de la situation.

Dans la Bible, l’apôtre Jean écrit que « l’amour parfait bannit la peur » ou « la crainte », selon les versions (1 Jean 4.18). Je n’ai jamais vraiment compris ce que la peur et l’amour avaient à voir ensemble. Spontanément, j’ai du mal à articuler ces deux sentiments de la façon dont le fait ce verset. L’amour ne serait pas dans la crainte et la crainte ne serait pas dans l’amour. Mais quand je réfléchis à comment l’amour d’une part et la peur d’autre part nous font agir, je me dis que ce sont deux moteurs absolument opposés.

Ainsi, nous aurions le choix : chaque fois qu’une décision est à prendre, chaque fois que nous avons un projet en tête, chaque fois que nous avons un risque à prendre, nous pouvons être mu par l’amour (amour de Dieu, amour de l’autre, amour de la vie…) ou par la peur (peur de soi, peur de la vie, peur de l’incertitude…). Et selon le conseil de Jean, mieux vaut être mu par l’amour – l’amour parfait, qui plus est, quoi d’autre ?! Autrement dit, il nous invite à la vie plutôt qu’à la prudence ; à l’amour plutôt qu’à la sagesse ; à l’espoir plutôt qu’à la peur. Telle est sa philosophie, sa déontologie, son art de vivre. À nous de voir sous quel éclairage nous voulons percevoir les événements de notre existence, l’amour… ou la peur.
 
 
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